Mercredi 26 mars 2008
Ou comment être membre du gouvernement, même sans cerveau



Bon alors je sais, l'actualité n'est plus très chaude mais la réplique me fait toujours aussi froid dans le dos. Voilà pourquoi je ne vais pas revenir sur le fond du problème (soit l'euthanasie active, passive, l'accompagnement de fin de vie, etc) mais plutôt sur le merveilleux commentaire de notre très chère ministre du logement et de la ville. J'ai nommé Christine Boutin. 
Autour de moi, on a beaucoup parlé de Madame Sébire et de tout ce que son histoire avait soulevé comme questionnement. Tout le monde est d'accord pour qualifier d'hypocrite la loi Léonetti mais les tensions naissent quant il s'agit de parler de la légifération. "Il ne faut pas faire une loi dans l'émotion" m'a dit un ami. Certes mais je reste ferme sur mes positions : émotion ou pas, quelle différence entre débrancher un individu et le voir souffrir une semaine entière jusqu'à la mort, ou lui administrer la piqûre qui lui permettrait de partir en toute dignité.
Bref, j'avais dit que je n'entrerais pas dans le fond du problème. Ce que je voulais dénoncer aujourd'hui, toute proportion gardée et avec modestie, c'est un souci de représentation. Représentation de l'Etat sur la scène publique. Comment Christine Boutin peut-elle commenter une telle affaire d'une telle manière sans se faire tirer les oreilles ? Evidemment, les propos qu'elle a tenu sur les ondes de RMC ont provoqué un tollé quasi général, mais le gouvernement n'a pourtant pas ressenti le besoin de commenter. 
Jugez plutôt : 
"Mais pourquoi veut-elle mourir ? Parce qu'elle dit qu'elle souffre, mais il y a des médicaments qui peuvent empêcher cette souffrance. Parce qu'elle est difforme ? Mais la dignité d'une personne va au-delà de l'esthétique." Etc, Etc. 
Bien sûr, certains parlent du puritanisme de Boutin. Elle est conservatrice et catholique. Cela devrait l'excuser ? L'église a-t-elle le droit d'être stupide, et notre ministre avec elle ? 
Madame Boutin est engoncée dans son puritanisme rétrograde et semble avoir oublié les mots respect et compassion. 
Ce qui m'agace le plus (au-delà du fait que, bon sang, elle est ministre du gouvernement, ça oblige une certaine tenue, et une petite intelligence), finalement, c'est qu'elle refuse à présent de revenir sur ses écarts de langage, tombant soudainement dans le mutisme le plus profond. 
 


 
par Plume Page publié dans : Blabla dans l'air du temps
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Mardi 25 mars 2008
Ou comment, même expat' au soleil, mon chez moi me met en émoi

METZ_CATHEDRALE.jpg(La cathédrale de Metz)

D'accord, la Lorraine n'est pas la région de France la plus populaire. Au contraire elle fait pousser des cris de désespoir à mes interlocuteurs dès que j'insinue que j'y ai été conçue et que j'y ai vécu. On lui prête les pires plaies de l'humanité : il y fait toujours froid, il gèle même souvent, l'air y est humide, et la population névrosée. 
Dans ce genre de situation, je m'insurge, je défends corps et âme la région qui m'a vu naître et où je retournai me ressourcer dès que je le pourrai jusqu'à ce que mort s'en suive. 
Généralement, les gens comprennent mal ce sentiment. "J'ai des souvenirs de villes comme on a des souvenirs d'amours" disait  pourtant Valéry Larbaud. C'est cela exactement. 
La plupart du temps, on n'est pas attiré par la Lorraine, la plupart du temps on a tort. Elle regorde de monuments somptueux et de place magnifiques. Nancy, comme Metz sont des villes qui dégagent de belles émotions. 
Tout cela pour en venir au fait : la semaine dernière, j'ai vu le premier film réalisé par Philippe Claudel : "Il y a longtemps que je t'aime". Le titre est déjà évocateur d'une poésie dont seul Claudel a le secret. Ses personnages sont vivants à tel point qu'on se prend d'amour pour eux aux premières répliques. Philippe Claudel nous fait grimper le coeur et les tripes aux bords des lèvres. On sort de la salle de cinéma ému et troublé. Il faut quelques minutes pour se remettre de la dernière image, pourtant anodine, tellement l'émotion d'Elsa Zylberstein et de Kristin Scott Thomas nous rentre par les pores de la peau. 
C'est un film écrit par un écrivain, et cela se ressent dans chaque réplique. L'écriture est sensible et profonde. Le spectateur ne peut pas lutter longtemps. 
Et pour ne rien gâcher, Philippe Claudel, lorrain tout comme moi, et grand défenseur de sa région, a choisi de planter son décor à Nancy. Quel plaisir pour moi que de découvrir sur grand écran, et à quelques mille kilomètres de là, les places et les parcs qui ont été mon itinéraire quotidien durant des années, la faculté et les salles d'amphi où j'ai étudié, les ruelles et le cinéma dans lequel j'ai ri, pleuré, embrassé. 
Les amis qui ont vu ce film en même temps que moi, bien qu'épuisés de m'entendre marmonner des "ooooh" "aaaaah" d'émotion devant rues, statuts, et autres monuments nancéiens, n'en sont pas moins sortis émerveillés. Nul besoin d'être Lorrain pour aimer Claudel. 

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par Plume Page publié dans : Blabla de cinéma
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Lundi 24 mars 2008
Ou comment dénicher LA musique la plus exquise du moment

Elle est française mais parle un anglais parfait. Elle stresse avant de monter sur scène mais on ne voit plus qu'elle dès qu'elle y pose un pied. Elle dit qu'elle n'a pas grand chose à dire : "I have no life at all" mais ses textes sont tranchants, cyniques et beaux. Ils nous emportent. Comme sa musique, tout blog5.jpgen douceur et acoustique. Avec une guitare et sa voix, Soko nous transporte au-delà du monde, dans un univers onirique et douillet, d'où l'on ne voudrait plus jamais s'échapper. 
Elle chante "I think I'm pregnant" et on part avec elle dans l'univers de son héroïne, qui réalise un peu tard qu'en réalité, elle n'attend pas de bébé, mais a bel et bien abusé du chocolat. 
Elle écrit le merveilleux titre "the dandy cowboys" et nous embarque dans un univers de far west. Au rythme du refrain on se prendrait presque pour une cowgirl, le lasso dans une main et le flingue dans l'autre. 
Son univers est un tantinet fantasmagorique et ça fait vraiment du bien. Et puis, elle n'oublie pas de parler des problèmes existentiels des filles. Vous savez, les matins où vraiment les cernes sont trop profondes  et le teint étonnement cadavérique et qu'on a qu'une envie, retourner dans les bras de Morphée, le seul qui pourrait résolument nous aider. Elle, dans ce genre de situation, elle écrit une chanson : "shitty today" et nous, on chante avec elle ces paroles surprenantes sur des notes acidulées. Après, ça va déjà nettement mieux.
 

" I hate my self today, I don't know what's happening to me, I hate my face today, I think i look so shitty, How can i date some one with a face like that..."



 J'ai entendu Soko pour la première fois dans la B.O du sublime film Juno. Depuis, et après des recherches acharnées pour découvrir le nom de l'artiste cachée derrière tout ça, ses chansons sont devenues comme une bouffée d'oxygène. (filez donc l'écouter sur Myspace et deezer). 
 

 
par Plume Page publié dans : Blabla en chanson
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Dimanche 23 mars 2008
Ou comment réaliser de belles photos en un clic d'appareil photo. 

 
De retour du Maroc, j'ai découvert les secrets cachés des souks de marrakech et les merveilles du port d'Essaouira. Le Maroc est un pays qu'il faut découvrir avec les cinq sens.  De toute façon, il ne nous en laisse pas le choix. Les odeurs fusent de toutes parts. Les épices prennent les narines des touristes comme en otage. DSC02310.JPG


Toutes les couleurs assemblées forment un tableau digne des plus grands peintres. A Essaouira, le port de pêche à 172 kilomètres à l'ouest de Marrakech, le bleu et le blanc du port se mélangent à l'océan et aux couleurs flétries des bateaux de
pêche.


 DSC02460.JPG 


U
ne musique incessante envahit le port. C'est le cri des mouettes qui accompagne les pêcheurs, tout le long du jour. 
Mais cela n'est rien comparé aux couleurs saisissantes du Jardin Majorelle, dans la nouvelle ville de Guéliz, derrière les remparts de la médina de Marrakech.  




DSC02389.JPG


A
u Maroc, le corps et l'âme vivent enfin. Je ne résisterai pas à vous faire part d'une nouvelle série de photos incessamment sous peu. 
par Plume Page publié dans : Blabla de globe trotter
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Dimanche 23 mars 2008
Ou comment Plume page débarque enfin sur la blogosphère. 

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue. Je ne sais absolument pas ce qu'il adviendra de cet espace, mais pour l'instant, il est dédié à ce qui compose ma vie sur la toile et en dehors. Let's talk about littérature, photo, voyage, musique, mode, déco, bricolage, actualités. Enjoy.
par Plume Page publié dans : Blabla égocentrique
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  • : Plume Page
  • journaliste-actuelle
  • : Femme
  • : Jeune journaliste, il me fallait un blog. Pour faire comme tout le monde, mais à ma façon. Ici, on va parler littérature, voyage, musique, mode et bricolage. Un vrai blog de fille comme tant d'autres, sauf que cette fois, la fille, c'est moi.

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