Samedi 5 avril 2008
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19:45
Ou l'idéalisme littéraire personnifié...
Je me promenais la semaine passée sur un marché de livres d'occasions, errant un
peu au hasard des stands, quand je suis tombée sur un livre d'Alexandre Jardin. J'avais déjà beaucoup entendu parlé du bougre mais je n'avais jamais lu. Les contemporains, parfois, j'ai du mal.
Mais là vraiment, le titre de son livre m'a intrigué : "Mademoiselle Liberté". Un titre comme ça ça promet beaucoup de choses nan ? Ca donne envie quoi. On se demande ce qui se trame derrière la
fameuse liberté.
Alors j'ai donné une pièce de deux euros à la gentille libraire improvisée et j'ai foncé chez moi, me suis installée sur mon fauteuil préféré et suis rentrée
dans l'univers de Liberté.
Parce que la Liberté d'Alexandre Jardin est bel et bien un personnage, un personnage on ne peut plus romanesque. Elle est pleine d'utopie salvatrice et d'envies gigantesques. Elle est excessive
et attachante. Un bonheur.
Forcement, j'ai foncé tête baissée dans l'histoire pour n'en ressortir qu'une fois le mot fin posé.
Liberté veut une histoire d'amour entière et violente sinon rien. Elle veut "un chef d'oeuvre de passion". Elle est persuadée que rien ne peut la séparer de son amour, "pas même son absence".
Elle affirme que "si toutes les catastrophes permettraient à un amour fou de naître, alors (elle) raffolerais des décombres. La vie n'a pas le droit d'être décevante". Pour Liberté, échouer
ne signifie pas perdre un homme, rompre ou être quittée, "sa seule vraie défaite eût été de perdre sa passion". Et Alexandre Jardin d'ajouter : "si elle devait se perdre dans sa passion, sa
chute resterait une victoire".
Un personnage incroyablement fou et grandiose. La fin du roman m'a quelque peu déçu... Trop idéaliste pour le coup. Mais cela est subjectif. Et le reste du roman doit être lu, simplement pour se
souvenir de nos plus grandes passions.