Samedi 26 avril 2008
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18:02
Où comment la littérature c'est pratique pour assouvir son côté trash...
(bukowski, ses bouteilles et ses cigarettes).
Après une soirée quelque peu arrosée, une amie et moi discutions littérature. Alors que quatre heures du matin sonnait, sans se
soucier de l'heure tardive, elle et moi, on continuait à enchaîner les verres de vin tout en inscrivant sur deux bouts de papier déchirés trouvés au hasard de l'appartement de notre hôte les
livres qui nous avaient bouleverser ces derniers mois.
Le lendemain, une gueule de bois bien intense, je fouille dans mon sac et je tombe sur ce bout de papier. Sur le coup, je n'ai
aucun souvenir de notre discussion et de cet échange de bons livres. Mais vite la mémoire me revient. Sur la liste, il y a Labro ( j'en ai déjà lu quelques uns), Kerouac (j'ai lu aussi) et puis
Bukowski. Bukowski ? Connais pas. Je ne me souviens pas du tout ce qu'elle m'en a dit mais le titre me plaît : "Nouveaux contes de la folie ordinaire" (titre original : erections, ejaculations,
exhibitions and general tales of ordinary madness). Un tour chez mon libraire et j'ai le livre en question en ma possession. Y a plus qu'a.
Je lis, j'aime. C'est tout à fait le genre de livre qui me plaît (entre autres). Je m'étonne que mon amie lise ce genre de
littérature. C'est trop trash pour son style si raisonné et sage.
Dans la première nouvelle : deux hommes volent un cadavre. Le cadavre s'avère être celui
d'une très jolie femme. Ils boivent beaucoup (tous les personnages de Bukowski sont ou alcooliques ou drogués, ou les deux). Une fois saoul, l'un d'entre eux décide de jouir à l'intérieur du
cadavre, l'autre, envieux, fait la même chose peu de temps après son camarade...
Le lecteur reste pétrifié de surprise devant tant de violence et d'amoralité.
Dans la deuxième nouvelle : Deux hommes homophobes et îvres (oui
toujours...) décident d'aller rendre visite à un ancien acteur à la retraite pour lui voler ses économies. Finalement, ils choisissent de lui faire payer son homosexualité. Ils le rabaissent au
rang de bête et lui font subir toutes sortes de châtiments corporels et sexuels....
La lecture est rude, mais tous nos instincts bestiaux sont comblés.
Dans les autres nouvelles, on rencontre des pédophiles, des fous, des
clochards. Dans certaines l'auteur réussit les meilleures métaphores de la société actuelle que j'ai jamais lu.
(Plus tard lors d'une autre soirée, j'ai appris que ce livre ne m'avait pas été conseillé par qui je croyais mais par un autre ami, sans E. Je comprends mieux à
présent.)
Bukowski ce n'est comparable à rien. C'est juste à dévorer, parce que parfois, l'animalité et la pire humanité dévoilée sont bonnes à lire.
Après quelques recherches, j'ai appris que Bukowski, qui utilise souvent des pseudos très différents, se définit d'abord comme un poète, mais apparemment,
ses poèmes sont peu traduits en français. Par ailleurs, il existe 15 ouvrages de l'auteur traduits à ce jour dans la langue de Molière.
L'article conseillait de lire son roman "Pulp" en dernier. Il est, semble-t-il, nécessaire d'avoir une très bonne connaissance de l'oeuvre pour
l'appréhender.
On nous proposait de commencer par le recueil susnommé. Cependant un conseil de l'auteur de l'article m'a gêné : "si vous êtes une femme, ne lisez pas "Women",
votre Amour pour Bukowski pourrait en prendre un coup, choisissez plutôt le roman intitulé "le postier". Si vous êtes un homme, vous aimerez "Women"".....
C'est quoi cette blague ? Nan mais oh ! La femme que je suis va s'empresser d'aller acheter ce roman. Et n'allez pas croire que, comme une enfant, j'aime faire
tout le contraire de ce qu'on me conseille de faire !