Lundi 28 avril 2008
Où l'avis qu'on se fait d'un auteur peu grandement varier d'un livre à l'autre. 



D'accord, mon idéalisme profond et gigantesque s'était vu nourri plus qu'il ne l'espérait avec "Mademoiselle Liberté". Du grand Jardin m'étais-je dit, moi qui n'avais lu que celui là. Une histoire d'amour comme on n'en voit plus, poétique et sublime (cf la note sur ce livre). 
Du coup, avide de ses mots et de ses histoires, je me suis précipitée et je me suis procurée un deuxième ouvrage de l'auteur : Le bien connu "Le Zèbre". 

C'est bien vraiment. L'histoire est belle aussi. Jardin nous prend. On est obligé de suivre. 
Mais bon, pour le coup, j'ai trouvé que son idéalisme se transformait en guimauve très très rose..... (pourtant le zèbre date de 1988 et Mademoiselle liberté de 2002... Comme quoi, on fait toujours mieux la deuxième fois). 

Le pire dans tout cela, c'est qu'au hasard d'une brocante, j'ai lu la quatrième de couverture d'un autre livre de Jardin intitulé "autobiographie d'un amour". Peut-être qu'il est très bien, mais je ne le lirai pas, son résumé ressemble trop aux deux autres ! Fais gaffe Alex, tu vas finir par ennuyer tes lecteurs ! Renouvelle toi un chouilla que Diable !!! 



Bon en tout cas, Le Zèbre c'est quand même sympa. VOici un résumè rapide:

Gaspard Sauvage, dit le Zèbre, refuse de croire au déclin des passions. Bien que notaire de province, condition qui ne porte guère aux extravagances, le Zèbre est de ces irréguliers qui vivent au rythme de leurs humeurs fantasques.
Quinze ans après avoir épousé Camille, il décide de ressusciter l'ardeur des premiers temps de leur liaison. Insensiblement, la ferveur de leurs étreintes s'est muée en une complicité de vieux époux. Cette déconfiture désole Gaspard.
Loin de se résigner, il part à la reconquête de sa femme.
Grâce à des procédés cocasses et à des stratagèmes rocambolesques, il redeviendra celui qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : l'Amant de Camille, l'homme de ses rêves. Même la mort pour lui n'est pas un obstacle. 

Le Zèbre a obtenu le prix Femina 1988.

 
par Plume Page publié dans : lit thé rature !
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Mardi 15 avril 2008





Je lis trop vite en ce moment (vacances obligent) et du coup j'ai à peine le temps d'écrire un compte-rendu de chacune de mes lectures. 
Après le deuxième Peretti, je me suis penchée sur le premier : "Thornytorinx". Oui, je ne fais rien dans l'ordre, je lis son deuxième livre avant son premier. En même temps on s'en fout un peu, point de suite dans ses histoires. Et puis, finalement, j'ai bien fait, pas sûr que j'aurais lu "nous sommes cruels" si j'avais commencé par "Thornytorinx".
Bon, c'est bien écrit, ça se lit en deux heures, c'est plus ou moins prenant mais rien de transcendant. La demoiselle nous raconte dans un récit autobiographique ses crises de boulimie et d'anorexie, et comment elle s'en est sortie tant bien que mal. Au final, j'ai aimé sa conception de l'impossible satisfaction. Après tout, tout le monde est malade et tout le monde doit faire avec ses faiblesses. Elle, elle les assume, ses faiblesses. Elle recraque parfois, mais rien de grave. 
Si on a deux heures à perdre...  
par Plume Page publié dans : lit thé rature !
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Lundi 14 avril 2008
Où il ne faut pas sous-estimer les jeunes érivaines contemporaines. 




Camille de Peretti, c'est un nom qui ne me disait trop rien. Avant de la lire, je savais juste qu'elle est l'auteure remarquée d'un premier roman intitulé "Thornitorinx" et c'est tout. Je suis tombée par hasard sur son deuxième livre dans un bouquiniste lors d'un séjour à Metz, "ville jardin" comme ils disent. 
J'ai acheté, d'abord parce qu'il ne coûtait que sept euros et vingt centimes, ensuite parce que le titre m'attirait : "Nous sommes cruels". Un titre, c'est 60 % des ventes d'un livre à mon avis.
Je n'étais pas vraiment sûre d'avoir fait une bonne acquisition. Camille a presque mon âge, elle est sans doute pistonnée et puis son écriture ne doit rien avoir de particulier.
Finalement, l'acquisition s'est avérée une très bonne idée. La fille, pistonnée ou pas, écrit sublimement bien. Elle m'a emportée dans son livre que j'ai lu en une journée, sans m'arrêter.
Elle nous raconte avec tact et délice l'histoire de deux jeunes étudiants, Camille et Julien, qui se prennent pour la Marquise de Merteuil et le Vicomte de Valmont. Dans une correspondance épistolaire, ces deux-là s'amusent à manipuler leurs amis. Ils s'attribuent à chacun des "proies" et doivent se donner des "trophées" comme preuve de leur attachement mutuel. Le lecteur, en l'occurrence ici moi-même, se retrouve à lire ces quelques 277 lettres, écrites par Camille, Julien mais aussi tous leurs amis et amants, et se laisse propulser avec folie dans ses liaisons dangereuses des temps modernes. 
On en ressort assouvi de fantasme romanesque pour quelques temps, et avec une envie folle de lire d'une traite le roman épistolaire de Laclos.
Je le ferai et vous en reparlerez ici, incessamment sous peu.
En attendant, n'hésitez pas une seconde à vous délecter du libertinage revu et visité par Mademoiselle de Peretti.  
par Plume Page publié dans : lit thé rature !
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Mercredi 9 avril 2008
Ou une sorte d'essai sur l'acte de lire pas du tout chiant, très abordable, presque amusant. 





Dans "Comme un Roman", Daniel Pennac explique avec amusement ce qu'est l'acte de lire et comment on mène un enfant à aimer la lecture ou non. IL raconte l'évolution d'un apprentissage de l'époque où les parents se penchent sur le lit pour raconter les histoires, jusqu'aux émotions de l'âge adulte, en passant par le refus du livre de l'adolescent. C'est très drôle et très bien vu. Un essai pas du tout indigeste. 
Et puis, on est déjà pris d'affection pour l'auteur, quand on lit son prologue : 

"On est prié (je vous supplie) de ne pas utiliser ces pages comme instrument de torture pédagogique" D.P

Avant de filer à la découverte de nouveaux plaisirs lit / thé / rrr / air , je vous rappelle les droits du lecteur : 

"1. Le droit de ne pas lire 
  2. Le droit de sauter des pages
  3. Le droit de ne pas finir un livre
  4. Le droit de relire
  5. Le droit de lire n'importe quoi
  6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible) 
  7. Le droit de lire n'importe où
  8. Le droit de grappiller
  9. Le droit de lire à haute voix
 10. Le droit de nous taire " 
par Plume Page publié dans : lit thé rature !
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Samedi 5 avril 2008
Ou l'idéalisme littéraire personnifié... 




Je me promenais la semaine passée sur un marché de livres d'occasions, errant un peu au hasard des stands, quand je suis tombée sur un livre d'Alexandre Jardin. J'avais déjà beaucoup entendu parlé du bougre mais je n'avais jamais lu. Les contemporains, parfois, j'ai du mal. Mais là vraiment, le titre de son livre m'a intrigué : "Mademoiselle Liberté". Un titre comme ça ça promet beaucoup de choses nan ? Ca donne envie quoi. On se demande ce qui se trame derrière la fameuse liberté. 
Alors j'ai donné une pièce de deux euros à la gentille libraire improvisée et j'ai foncé chez moi, me suis installée sur mon fauteuil préféré et suis rentrée dans l'univers de Liberté. 
Parce que la Liberté d'Alexandre Jardin est bel et bien un personnage, un personnage on ne peut plus romanesque. Elle est pleine d'utopie salvatrice et d'envies gigantesques. Elle est excessive et attachante. Un bonheur. 
Forcement, j'ai foncé tête baissée dans l'histoire pour n'en ressortir qu'une fois le mot fin posé.  
Liberté veut une histoire d'amour entière et violente sinon rien. Elle veut "un chef d'oeuvre de passion". Elle est persuadée que rien ne peut la séparer de son amour, "pas même son absence". Elle affirme que "si toutes les catastrophes permettraient à un amour fou de naître, alors (elle) raffolerais des décombres. La vie n'a pas le droit d'être décevante". Pour Liberté, échouer ne signifie pas perdre un homme, rompre ou être quittée, "sa seule vraie défaite eût été de perdre sa passion".  Et Alexandre Jardin d'ajouter : "si elle devait se perdre dans sa passion, sa chute resterait une victoire". 
Un personnage incroyablement fou et grandiose. La fin du roman m'a quelque peu déçu... Trop idéaliste pour le coup. Mais cela est subjectif. Et le reste du roman doit être lu, simplement pour se souvenir de nos plus grandes passions. 
 
par Plume Page publié dans : lit thé rature !
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